Ilaria

Von: Gabriella Zalapì

An einem Maitag im Jahr 1980 hängt die achtjährige Ilaria kopfüber von der Teppichstange des Schulhofs und wartet so, in ihrer Lieblingsposition, auf ihre Schwester Ana, mit der sie wie gewohnt nach der Schule nach Hause zurückkehren soll. Aber diesmal kommt nicht Ana sie abholen, sondern ihr Vater. Im Mai 1982 turnt die zehnjährige Ilaria wieder nach der Schule an der Teppichstange und wartet kopfüberhängend auf ihre Schwester. Diesmal kommt tatsächlich Ana. Zwischen den beiden Szenen, dem Anfang und dem Ende des neuen Buchs von Gabriella Zalapì, erlebt Ilaria zwei in Klammern gesetzte, über dem Abgrund schwebende Jahre, aber auch zwei Jahre voller Begegnungen und Erfahrungen, die tiefe Spuren im Kind hinterlassen – wie auch in den Leserinnen und Lesern dieses grossartigen Berichts mit seiner dichten und faszinierenden Stimmung. (ub Übers. rg)

Un jour de mai 1980, Ilaria, huit ans, monte dans la voiture de son père à la sortie de l’école. De petits hôtels en aires d’autoroute, l’errance dans le nord de l’Italie se prolonge. En pensant à sa mère, I’enfant se promet de ne plus pleurer. Elle apprend à conduire et à mentir, découvre Trieste, Bologne, l’internat à Rome, une vie paysanne et solaire en Sicile. Grâce aux jeux, aux tubes chantés à tue-tête dans la voiture, grâce à Claudia, Isabella ou Vito, l’enlèvement ressemble à une enfance presque normale. Mais le père boit trop, il est un «guépard nerveux» dans un nuage de nicotine, pense la petite. S’il la prend par la main, mieux vaut ne pas la retirer; ni reculer son visage quand il lui pince la joue. Ilaria observe et ressent tout. Dans une langue saisissante, rapide et précise, ce roman relate de l’intérieur l’écroulement d’une petite fille qui doit accomplir seule l’apprentissage de la vie. (Editions Zoé)