Confessions à un ficus

Von: Catherine Logean

Der Ich-Erzähler in Catherine Logeans Debütroman Confessions à un ficus, Geoffroy Despond, glaubt, er sei daran gescheitert, seinem «Leben einen einigermassen zufriedenstellenden oder vernünftigen Verlauf zu geben». Mit kritischem Blick sieht er die Welt und vor allem die Sprache, genauer gesagt den seltsamen Jargon der Manager des Verpackungsunternehmens, in dem er arbeitet, und die verqueren Anweisungen der Regisseurin, die ihn für ein Stück angeheurt hat, dessen Handlung niemand versteht. Wird er sich aus seinem Unwohlsein befreien können, indem er mit einem Ficus spricht? Humorvoll und meisterhaft wirft die Erzählung Fragen auf, die tiefsinniger sind, als es zunächst erscheinen könnte. (cg Übers. rg)

Quand nous découvrons Geoffroy, le héros de ce roman, il est coincé dans un ascenseur, simple métaphore de l’existence pour cet employé timoré qui échoue superbement à faire son chemin. Doté d’un jumeau à qui tout réussit, il végète dans une entreprise d’emballage dont il va claquer la porte pour se consacrer au tri des pommes. Repéré par une metteuse en scène d’avant-garde qui porte haut l’art du vide, il subit les autres sans cesser de s’interroger, tant sur son absurde parcours que sur sa capacité à tout supporter. Il faudra un ficus compatissant pour qu’il ose enfin sortir du cadre. Car il suffit parfois d’une plante de salon pour révéler une tragédie intime et bouffonne. Catherine Logean, qui signe ici son premier livre, possède ce don rare de faire rire avec un personnage aussi navrant que sincère. L'Arbre vengeur

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