Vivants

Von: Francine Wohnlich

Nach dem plötzlichen Tod ihres Vaters verspürte Francine Wohnlich das Bedürfnis nach frischer Luftzufuhr, den Wunsch, »vom Lebensschwung der anderen mitgerissen zu werden«. Über ihren Freundeskreis sucht sie das Gespräch mit Menschen, die sie vorher nicht kannte. Einfühlsam erzählt sie die ihr anvertrauten Lebensgeschichten und formuliert gleichzeitig, was diese in ihr persönlich ausgelöst haben. Allen stellte sie beim Abschied die gleiche Frage: »Wann fühlst du dich am lebendigsten?«, wie wenn sie unbedingt hören müsste, woran man sich festhalten kann, um nicht sterben zu wollen. (Claudine Gaetzi in Viceversa 14, 2020. Übersetzung Ruth Gantert)

«C’était l’hiver, mon père nous avait quittés en toute brutalité et j’éprouvais le besoin de m’intéresser aux autres, de raconter des récits auxquels je n’appartenais pas.» Pour *Vivants*, Francine Wohnlich a choisi de rencontrer des personnes qu’elle ne connaissait pas afin d’en restituer un portrait écrit et dessinée. Un contact sollicité auprès d’amis puis, après explication de la démarche et accord, rendez-vous est pris pour une conversation unique. Son but est de rencontrer mais sans interroger son interlocuteur, sans mener une enquête ni orienter le propos. Elle est prête à écouter; qu’il raconte ce qu’il a à raconter, là, maintenant, qu’il se dévoile comme il le souhaite, s’il le souhaite. Qu’il parle avec les mains, les yeux, sa lassitude, son entrain, ses silences. Elle écoutera, car elle aussi est vivante, prise dans ses rythmes du jour, c’est-à-dire très loin d’une observatrice neutre. Car respecter l’autre, c’est aussi être attentif à ce qu’il produit en nous par le tracé de ses gestes, de sa parole, sa manière d’être là. Attirance, euphorie, ennui. Colère, complicité ou perplexité. (Présentation du livre, art&fiction)

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