Un test de fragilité

Von: Baptiste Gaillard

Wie so oft bei dichterischen Suchbewegungen geht es zentral darum, den Ort und die Art einer Intensität zu erfassen, und dies über eine Arbeit an der Form. In Baptiste Gaillards Un test de fragilité erscheint der Moment der poetischen Intensivierung paradoxerweise in der Auslöschung, im Verschwinden, im Niedergang. So teilt sich die Erfahrung im Begriff des Sinkens mit, im unsicheren Augenblick, der vor dem Nichtsein liegt. Der Band untersucht die philosophischen Themen dieser poetischen Inspiration: Einsamkeit und Mangel, der Bezug zum Unfassbaren und Unsagbaren, das Uneins-Sein mit sich selbst und den Dingen, die Paradoxien, in denen sich Absenz und Präsenz, Distanz und Nähe, Trübung und Klarheit vermischen und manchmal gegenseitig erhellen. (vp Übers. rg)

Les céphéides sont de petites variations, de légers scintillements ici et des gonflements gigantesques au loin. Elles apparaissent comme des objets que l’on peut attraper d’un regard et comme des respirations qui ne se laissent pas circonscrire. *Un test de fragilité *décrit des phénomènes et des états transitoires tels que la buée sur une vitre disparaissant aussitôt qu’elle s’imprime, ou la tiédeur d’une eau que l’on ne sent presque pas, mais qui lorsqu’on la sent est ambiguë : est-ce elle que l’on sent ou notre propre température ? Dans le récit de ces événements, sentir est une faculté mal assurée délivrant des présences incertaines. Ce faisant, au fil du texte se forme une musique hypnotique de modulations, où l’intensité n’est pas seulement ce qui vient, mais aussi ce qui s’en va. (Héros-Limite)