Un arbre chante

Von: Vahé Godel

Mit Un arbre chante (Ein Baum singt) lässt der grosse armenisch-schweizerische Dichter und Übersetzer Vahé Godel seine Leserschaft teilhaben an einem Buch, das sich  zwischen der Leichtigkeit des Vogels und der Solidität des Baums ansiedelt. Die Sprache ist gleichzeitig Verankerung und Entfaltung, Stamm und Nacktheit. Die Poesie? Eine wegen ihrer Zerbrechlichkeit «uneinnehmbare» Festung, so der Dichter. Und genau dies zeigt sich in dem Band, der Wort und Schweigen, Abreise und Irrfahrt erkundet, der sich mit grossem Können unter einander ergänzenden Gegensätzen bewegt. (msk, trad. rg)

Un arbre chante
Un poème est tout ensemble un corps étranger, un nid de résistance, un lieu de perdition... S’il dit l’amour, la souffrance, la volupté, la mort... c’est en ce sens que les mots eux-mêmes y font l’amour, y subissent maints tourments plus ou moins délicieux, y luttent contre la mort... Il ne commente rien: il fomente. Je ne cesse d’osciller entre la peur du Vide et l’appel du Rien... mais d’autre part je vise le Plein, j’embrasse le Tout (et certes, qui trop vite embrasse...): c’est le Jeu du Tout et du Rien, du Plein et du Vide – «ce jeu insensé d’écrire» (Mallarmé)... curieux mélange d’échecs et de roulette russe. Tout s’y joue au centre... hors de quoi, il (n’)y a Rien (cendre). (Présentation du livre, l'Aire)