Timidité des cimes

Von: Maxence Marchand

Maxime Marchands dritter Roman Timidité des cimes folgt den Beobachtungen und Entdeckungen von Luisa, einer «Zeiteisenden», die keinerlei Erinnerung an ihre Vergangenheit bewahrt. Er spielt in einer dystopischen Gesellschaft, deren Funktionsweise unklar bleibt, sodass die Aufmerksamkeit der Leserschaft eher auf die Psychologie der Figuren und deren Gefühl der Entfremdung gelenkt wird. Das Thema Migration ist auf subtile Art spürbar, doch es geht vielmehr um die Darstellung der Einsamkeit in einer modernen Welt. Trotz der scheinbaren Nähe sind die einzelnen Menschen zunehmend isoliert, wie nebeneinanderstehende Bäume, deren Wipfel sich nie berühren. (vv trad. rg)

Et si l’herbe était plus verte ailleurs, par exemple dans le futur? Avec habileté et poésie, Maxence Marchand aborde la question migratoire dans un avenir opaque. Luisa, une jeune femme privée de sa mémoire, en quête de repères, ayant immigré du passé, sillonne le parc qui fait face à son logement, tout comme un mystérieux passeur, en procès pour avoir fait «voyager» des individus. Sur fond de science-fiction, avec les outils du roman psychologique, ce récit, que l’on peut qualifier de «novella dystopique», révèle la relation unique de ces deux personnages dans un chassé-croisé singulier et sans collision, accentué par le phénomène scientifique de la «timidité des cimes», toujours inexpliqué, qui nomme le fait que les feuillages des arbres se côtoient sans jamais se toucher, dessinant sur le ciel des frontières d’air et de lumière. La Veilleuse