Qui n'est plus

Von: Odile Cornuz

Eine Nacht lang wacht ein junger Mann bei seinem toten Vater. Der ruhig und still verharrende, kalte und leere Körper wird zum Empfänger von Worten, die zu Lebzeiten des Vaters nicht ausgesprochen werden konnten: ein persönlicher, ehrlicher, ununterbrochener Redefluss. Der Sohn spricht von seinen verflossenen Liebschaften, von seinem abgebrochenen Studium zugunsten von Streifzügen durch eine Hauptstadt, die ihn bis zum Wahnsinn absorbierte, er berichtet vom Verlust seiner selbst, aber auch von der Rückkehr ins Leben. Odile Cornuz’ Erzählung setzt sich mit harten und dunklen Themen auseinander, verströmt dabei aber eine starke und zarte Intensität. (mst Übers. rg)

Un jeune homme veille le corps de son père durant toute une nuit. Il lui raconte alors ce qu’il ne lui a jamais dévoilé de sa vie : ses amours ratées, ses études interrompues et ses errances dans une capitale lointaine, où il a tenté de se construire hors des attentes familiales, embrassant la folie. À l’image d’une génération globalisée et fragile en quête de repères amoureux, sociaux et intellectuels,il a si maladroitement cherché à se connaître qu’il en a presque oublié son nom — mais le deuil de son père le lui rappelle avec force. Lire Qui n’est plus, c’est suivre les révélations de ce fils dont la mise à nu existentielle,l’espace d’une nuit, retrace de successives mises en péril et quelques fulgurances. C’est aussi accepter de s’oublier pour suivre l’étrange lueur émise par la mort d’un proche, éclairant tout mystère. La Veilleuse