que j'étais des cailloux

Von: Vincent Annen

Vincent Annen gestaltet in seinem zweiten Gedichtband que j’étais des cailloux (La Veilleuse) mit Feingefühl einen Weg wie in hinkender Fortbewegung, ein Umherirren ohne Ziel, ausser vielleicht dem Spüren der Empfindungen, die es auslöst, und der Lust, sich gehen zu lassen und sich den Berührungen der äusseren Welt auszuliefern. Dabei überzeugen die zahlreichen poetischen Glanzlichter und die eigenwillige und verwirrende Gangart eines Textes, in dem Mensch, Pflanze, Stein und Tier sich vermengen. (gm Übers. rg)

préface de Rodolphe Perez

Conçu à la façon d’un itinéraire poétique, avec un départ et un retour, *que j’étais des cailloux* témoigne par l’élan et la marche d’une forme de résistance à la fixité de la langue. Qu’ils évoquent le bruit du gravier, le goût de l’eau ou l’effritement d’une feuille, les poèmes abordent notre condition humaine et y réparent les sens déréglés par la société dans laquelle nous vivons, réduite au vacarme, où il faut se taire pour mieux se comprendre. Sauvé du prisme des diamants stupides avec lesquels jouent nos monstres élus, le reflet de notre humanité se prolonge au milieu d’une nature convoquée par touches successives. Pas après pas, poème après poème, freinant le rythme, préconisant la décélération et le détour, ce recueil redonne confiance en la possibilité d’un changement à venir, d’autant qu’ailleurs, une boussole s’est peut-être réveillée. (La Veilleuse)

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