Quatre saisons, plusieurs lunes

Von: Pierre Voélin

In seinem neuesten Band vereint der Dichter 72 kurze Gedichte, Momentaufnahmen aus der Tier- oder Pflanzenwelt. Die begrenzte Länge der Texte entspricht der kleinen Spannweite des Prismas, durch welches er das Treiben seiner «Menagerie» betrachtet. Denn der Igel, der Esel, die Füchsin, die Krähe, die Eiche, die Glyzinie, der Schnee etc. sprechen, denken, sind verliebt und eifersüchtig. Der Dichter beobachtet sie in seltenen, besonderen Augenblicken und stellt sie uns bald belustigt, bald mitfühlend vor, wobei manchmal auch tragischere Anklänge mitschwingen. Die formale Schlichtheit wird durch grandiose Einfälle auf klanglicher Ebene mehr als aufgewogen. (rw Übers. rg)

On a parlé, la critique, à propos de ces *Poèmes trop courts*, d’inspiration bucolique: non, non, pas exactement bucolique, ce qui fait quelque peu « souspréfet aux champs », n’est-ce pas ! Mais l’évocation, au demeurant, d’une nature intacte telle qu’elle survit au fond de soi. Et ce donné naturel, nous avons tout loisir de le redécouvrir, pour peu que nous y prêtions une réelle attention. Si la nature est pour nous rêveries et sentiments, elle exige aussi une lente approche, elle peut être le fruit d’une rigoureuse observation. Et Rousseau le savait. Une fois notre regard lavé – et c’est là tout un travail, une discipline, le monde ne cessera de se constituer et de se dire ou de se murmurer dans une forme de langage immédiat ; c’est ainsi que le monde naturel trouvera sa résonance en nous – poétique, si l’on veut. Il s’agit de brèves captures, sinon de simples fantaisies – tout juste mesurées par le vers, voire tenues, retenues par une scansion des plus communes. Sans préjuger ici et là d’une légère note plus grave. P.V. Empreintes

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