> Mais il faut hélas
> prendre le chemin du retour
> dégringoler vers le petit port
> – y attendre
> à l'ombre d'une treille
> le bateau qui nous ramènera
> au monde de tout le monde
>
> On quitte
> une lumière à nulle autre pareille
> des visages dans le clair-obscur des chapelles
> – des prières à peine prononcées
>
> On quitte
> des heures aux marges du Temps
> et le silence
> des plus hautes solitudes.
>
(«Lumières d'Athos», p. 84)
Montreur d'ombres et de lumières, François Debluë (né en 1950) est tour à tour prosateur, fabuliste, poète et chroniqueur. Dans tous les cas, la poésie est au cœur de son œuvre, à la fois par le regard qu'il porte sur le monde et par la vertu d'une écriture remarquablement maîtrisée.
(Quatrième de couverture, éditions
Empreintes)