Orpheline

Von: Claire Genoux

Orpheline [Waise], beim Tod der Mutter verfasst, ist ein Buch der Trauer. Claire Genoux veröffentlicht einen schmerzvollen Band, in dem sie sich einer Art objektiven Beschreibung unterzieht. Auf eine wie es scheint sehr wörtliche Art schildert sie die üblichen Verrichtungen und alltäglichen Gedanken einer Frau, die mit dem Tod derjenigen konfrontiert ist, der sie ihre Geburt verdankt. So lässt sie auch die langsame Zerstörung des Körpers spüren, der Hoffnung, der möglichen Beziehung. Obwohl sie sich einer bildhaften Sprache verweigert, nehmen einige Bilder Gestalt an, und überzeugen in ihrer Schlichtheit, die den Versen Kraft gibt und die berührt. Der Tod, ein ungebetener Gast, ist dem Leben so nah, dass er sich darin verstrickt – er ist nicht mehr wegzudenken aus dem Werk der Dichterin, denn «schreiben, das liegt am Körper». (fd, Übers. rg)

Orpheline
Quel monde se découvre dans l’infini d’une mère, quel vertige résonne dans son temps déchiré… C’est avril quand elle s’en va, et la voix des poèmes de Claire Genoux épelle le nom de l’absente, le prononce dans l’affection de ses jours, aux heures de la maison, aux pas de l’après-midi et du jardin, elle le dit dans l’aura des choses qui parlent d’elle, cette voix plus tard dans l’air de la nuit. > _Raconte encore > qui j’ai été > l’histoire du prénom > les premières phrases > les chutes dans les fleurs > et l’anniversaire des huit ans > dis encore > comme une terre douce > le vieux cœur du vent dans les sapins d’enfance > et pourquoi la mort_ Quel dialogue ici se poursuit, dans l’intense cheminement de ces pages, où les mots serrent de mémoire l’être perdu, donnent un visage à son temps et vers plus loin : une parole tracée dans le don des jours. (Présentation du livre par Jean-Dominique Humbert, Bernard Campiche)