Oostduinkerke

Von: Claire May

Der Romanerstling Oostduinkerke der jungen Medizinstudentin Claire May ist eine schöne Hommage an den gleichnamigen belgischen Küstenort. Parallel zur Geschichte einer aufkeimenden Liebe braut sich ein Familiendrama zusammen: Das Ferienhaus im Familienbesitz wird von der Habgier eines Mitglieds bedroht. Trotz ihres zuweilen etwas affektierten Stils bestechen die Beschreibungen mit ihrer Bildstärke: Jedes Wort ist sorgfältig gesetzt, mit einem konstanten, fast obsessiven Sinn für Ästhetik. (lt, Übers. rg)

Assise. La dune dans mon dos et devant – brune et cavalière – la mer du Nord. Je crois que c’est comme ça qu’il me faut commencer mon récit. Avec ces phrases, cet incipit. On dit que les premiers mots ont de l’importance. Je ne sais pas quel est l’intérêt des miens. Ils plantent les racines d’un décor – le sable, l’eau et le sel. Ils ne disent pas grand-chose d’autre que mon corps allongé dans les dunes. Je regarde le ciel. Il est bleu. Bleu opaque et lisse. Bleu d’été. Bleu insolent. D’habitude, on ne décrit pas le caractère des couleurs. Le bleu est indigo ou marine, un point c’est tout. Mais peu importe. Un ciel d’été en Belgique, il faut lui donner de la substance. Il est trop rare pour être coincé dans des mots vides – ou pire : dans le silence. (Présentation du livre, éditions de l'Aire)

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