Mathilde-sous-Gare

Von: Chiara Meichtry-Gonet

Diesen Roman einer unglücklichen Liebe prägt die Vorstellung, dass Worte uns helfen, Schwierigkeiten zu überwinden, dass sie uns trösten, aber vor allem, dass sie Verbindungen schaffen zwischen Menschen, die nichts miteinander verbindet. Chiara Meichtry-Gonets eindrückliche Sprache lässt über Sentimentalität und Klischees der Handlung hinwegschauen. Ihre Protagonistin Mathilde spricht wenig, und vor allem nicht über ihr Unglück, aber dank der Leidenschaft und Sensibilität der Erzählstimme spürt man ihre intensive Lebendigkeit. (cg Übers. rg)

Mathilde a dix-sept ans, et puis trente et presque cinquante. Elle aime les histoires, les gens et les portraits de gares. Elle aime les cols hauts, les chaussettes de fil et les collines du Sud. Et puis, elle aime Jean. Un jour, Jean a trébuché, assommé par la peur. Il s’est oublié. Mathilde est partie, sans se retourner. Incapable de pardonner, incapable de cesser d’aimer. L’amitié, la maternité assècheront sa peine, sans pourtant éteindre ses solitudes ou ses silences. En forme de road movie ferroviaire, huis-clos intime entrecoupé de rêveries de passage et parsemé de personnages bizarres, lumineux ou parfaitement soûls, le roman se déroule au rythme d’une déchirure, entre les frissons du manque et l’embrasement des désirs. La culpabilité aussi, qui s’insinue sous les douceurs, la reconstruction, du corps et de la volonté, et le désespoir, finalement, des adieux. (Présentation du roman, Bernard Campiche Editeur)

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