Londres 13h30

Von: Laurence Boissier

Emilienne, die ihren Vater bei einem Flugzeugunfall verloren hat, geht sie jeden Tag zum Genfer Flughafen in der irrationalen Hoffnung, die Tragödie habe sich nie ereignet. Rund um die Frau, die den Mikrokosmos des Flughafens mit den Ankommenden und Abreisenden beobachtet und ihre Aufmerksamkeit auch denjenigen widmet, die da arbeiten, fächern sich die Schicksale verschiedener Personen auf: Da ist Hajira, die für die Reinigung zuständig ist, Raoul, ein skurriler Architekt, und Teodora, eine Künstlerin, die für ihre Ausstellungen und anderen Projekte durch die Welt reist. (tr Übers. rg)

Dans ce court roman choral, Laurence Boissier sonde le potentiel sensuel de l’aéroport de Genève et le poids toujours surprenant du vide. Un texte brillant d’observation sur l’attente et les occasions à saisir. Assise chaque jour au bar de la halle Arrivée de l’Aéroport de Genève, Émilienne tente de surmonter le plus irréparable des événements : la mort de son père, passager parmi d’autres du vol de Londres 13h30 qui s’est abîmé dans la Manche. Autour d’elle, on s’active. Hadjira glisse avec son chariot de nettoyage dans la zone Transit à la rencontre de l’âme sœur, ou de tout individu qui la verra, la reconnaîtra. Raoul, responsable mélancolique des bâtiments aéroportuaires, s’affaire à l’aménagement d’un hammam à la place d’une pharmacie. Teodora, photographe, sent les vibrations de l’aéroport et même le mouvement des avions. Elle rencontre Émilienne, Hadjira et Raoul. S’ensuit une danse sur le thème de l’amitié, de l’intimité avec chacun d’eux. *Londres 13h30 *est le premier roman de Laurence Boissier. Le manuscrit a disparu, longtemps, puis a réapparu subrepticement à l’occasion d’un rangement après la disparition de son autrice. On y retrouve les thèmes qui lui sont chers: le jeu d’échos des trajectoires personnelles, une attention marquée pour la topographie, la subtilité dans l’évocation des liens humains, l’absurde importance des routines, la notation de l’insignifiance et le poids toujours surprenant du vide. art&fiction