L'Inadapté

Von: François Beuchat

L'Inadapté
Voilà quelques fragments du roman d'une vie, celle de François Beuchat, qui donne voix à un alter ego lorsqu'il écrit. Accoudé «au bar noir de l'amour» avec sa vieille camarade la mélancolie, le narrateur de L'Inadapté emprunte les sentiers de la mémoire, de l'imaginaire et de la littérature. Tout en buvant «le vin de la mort lente», il converse avec une mouche qui lui parle de Combray et d'un certain Marcel, il se souvient de ses voyages - où toujours son ombre le poursuivait - et de cet «amour très noir, comme un café fumant». Scribe du «temps perdu», il refait sa vie avec des phrases qui lui ouvrent à nouveau les portes de l'enfance. «Ma grand-mère m'attendait, le vrai bonheur ne se dit pas». «On meurt avant d'avoir vu toute la beauté», note François Beuchat. «Penché sur le silence», il mène une quête poétique qui le rapproche - tout comme son écriture qu'on dirait parfois automatique - des surréalistes. Il parvient à mettre la vie en mots sans la tuer ni même froisser ses ailes. (Présentation du livre, éditions d'autre part)