Lettre à mon dictateur

Von: Eugène

Der mit sechs Jahren aus Rumänien in die Schweiz gekommene Eugène schreibt an Nicolae Ceausescu, um einer Beziehung nachzugehen, die ihn umtreibt: Welchen Einfluss hatte der Diktator auf sein Leben und was hat er Ceausescu zu verdanken? Die Eltern des Autors sind 1974 aus Rumänien geflohen und konnten ihre Kinder erst eineinhalb Jahre später zu sich holen. Persönliche Erinnerung und historische Ereignisse verflechten sich slapstickartig ineinander, der (selbst)ironische Ton überwiegt. Vielleicht braucht es diese Distanz für die Darstellung der Auswüchse eines harten Regimes, der Folgen der Entwurzelung und vor allem für die Auseinandersetzung mit einem schwierigen Geständnis der Mutter? (cg Übers. rg)

Un jour, ma mère m’a appris que j’avais une dette envers quelqu’un. Un type que ni elle ni moi n’aimions. A cinquante ans, j’ai décidé d’écrire une lettre à cet odieux personnage. Pour mieux comprendre et peut-être me libérer de cette dette. Je croyais en avoir pour quelques soirs, mais ça m’a pris des mois. Car ce n’est pas tous les jours qu’on écrit à… Nicolae Ceausescu, tyran de la Roumanie pendant vingt-deux ans. Plus j’écrivais, plus je réalisais que Ceausescu a toujours fait partie de ma vie. Même s’il a été fusillé l’année de mes vingt ans, il n’est pas sorti de mon existence pour autant. Au contraire. Dans *Lettre à mon dictateur*, Eugène raconte avec sincérité et humour son parcours de migrant, puis d'écrivain. (Editions Slatkine)