Les Jurons

Von: Marie-Luce Ruffieux

Der erste Roman der Autorin und Performerin Marie-Luce Ruffieux, Absolventin der Genfer Hochschule für Kunst und Design HEAD, präsentiert sich in Form von 67 kurzen Texten, von denen jeder einen sprechenden Titel trägt: «Das erste Mist-Spielzeug», oder «einer Blume ist es scheissegal, dass du sie filmst». Alle Fragmente aus Les Jurons [Die Schimpfwörter] erscheinen unter dem Zeichen des Seltsamen oder Ver-rückten. Eine Welt der Trickfilme oder Videospiele, in der die von der Erzählerin geschaffenen Dinge zu leben beginnen, bis sie geradezu beängstigende Züge annehmen. Daraus ergibt sich ein stetiger Prozess der Zerrüttung. Ein chaotisches, abgefahrenes Universum wird hier gezeichnet - mit begeisterndem Einfallsreichtum. (msk, Übers. rg)

Les Jurons
_Les Jurons_ est l’histoire du tournage d’un film qui tourne mal. Vraiment mal. Une accessoiriste de cinéma, qui s’ennuie passablement dans son travail, décide de donner vie à plusieurs objets qui l’entourent. Elle va alors, totalement impuissante, voir une tornade de bizarreries et de catastrophes s’abatttre sur elle et le film. _Les Jurons_ est le premier roman de Marie-Luce Ruffieux. Pour écrire ce récit riche en désastres, elle a collecté pendant plusieurs années des segments de phrases un peu partout : dans les livres, dans la rue, sur internet. Des milliers de mots glanés pour leur beauté involontaire, et patiemment archivés. Un jour, elle s’est isolée sur une montagne et a sorti ses ciseaux pour mettre bout à bout ses trouvailles. Dans un cut-up littéraire un peu fou, mettant l’imagination en roue libre, elle a créé un roman dont on peut dire, sans trop de risque, qu’il atteint des sommets de l’étrange. _La graisse enfouit les fesses et tout le monde rate ses baisers. J’ai vu la langue d’Audrey arriver sur le côté rapidement dans la bouche de mon sosie. Je faisais de grands gestes en pensant rire de moi-même. Je me suis pris les pieds dans les ailes cassées de mon déguisement qui pendouillaient et j’ai glissé sur les plantes qui garnissaient les interstices entre les dalles. Je suis tombée. J’étais recouverte de punch et j’avais un cure-dent dans le téton._ (Présentation du livre, Le Tripode)

Mehr zu Marie-Luce Ruffieux