Les arbres quand ils tombent

Von: Fanny Wobmann

Wenn man inmitten von Affenbrotbäumen und Chamäleons ein glückliches Mädchen war, wenn man weiss, dass die Eltern es gut meinten, als sie sich in den 80iger-Jahren für die «Entwicklungshilfe» engagierten, wenn man einmal (ein einziges Mal, aber eben doch einmal) seine schwarze Freundin geohrfeigt hat, wie kann man da seine Geschichte neu denken? Wie sie schreiben und neu lesen? Mit Les arbres quand ils tombent präsentiert Fanny Wobmann eine persönliche und ehrliche Auseinandersetzung mit Fragen, welche die eigenen Erinnerungen mit dem Versuch einer kollektiven Erzählung verbinden. (ab Übers. rg)

Peut-on raconter que sur le chemin de l’école on a croisé des enfants décharnés, affamés, malades et qu’on s’y est habitué ? Qu’on a vécu dans une grande maison blanche avec des domestiques et giflé son amie noire ? En quête de son enfance vécue au Rwanda et à Madagascar – une période des plus heureuses de son existence –, Fanny Wobmann tente de se la remémorer entre passé ambigu et frustration des souvenirs. Doucement, une histoire se dessine, mais comment se l’approprier ? Des sapins du Jura neuchâtelois aux baobabs malgaches, s’élabore un récit poétique et politique qui décortique les rapports de pouvoirs et revisite l’enfance d’une manière atypique, tandis que le présent se vit comme une forêt en mouvement. Quidam