Le Cri du geai

Von: La folle Avoine

Unter dem Pseudonym La folle Avoine (der Wildhafer) publiziert die Mehrspartenkünstlerin Pauline Ammann ein vielgestaltiges Werk, Le cri du geai – Espace sous occupations sensibles («der Schrei des Eichelhähers – Raum unter feinfühligen Besetzungen», (art&fiction). Der Roman umfasst mehrere Genres (Poesie, Tagebuch, Essay) aber auch nicht literarische Ausdrucksformen (Geschäftsbriefe, Zeitungsartikel, Fotografie, Zeichnung), anhand derer die Autorin über die Besetzung des öffentlichen Raums nachdenkt. Welche Beziehung unterhalten wir zum Wilden, und inwiefern führt die Kunst über den Aktivismus hinaus? Zwei Fragen, die der Roman zu beantworten versucht – mit der poetischen Kraft seiner Fotografien und mit philosophischer Tiefgründigkeit. (gm Übers. rg)

Entre engagement politique et poétique pour plus d’égalité, La folle Avoine déploie dans ce livre un réseau de récits autour de la ville et de son occupation. *Le cri du geai* interroge la notion de territoire : à qui appartient l’espace public ? Qui l’occupe ? L’autrice met en lumière la place de figures dominantes (la statue de David de Pury à Neuchâtel), tout en cherchant à offrir un refuge symbolique au cœur de la ville pour les mis au banc de la société (les pigeons). Sa lutte se déploie en douceur, en tentant de nouer des relations avec ses interlocuteur·rices. Sa volonté de créer des ponts vers l’autre se manifeste dans l’architecture du manuscrit, un collage qui forge de scène en scène un véritable réseau de sens. Sur papier, c’est une tentative de raccommoder les pièces rapportées de nos vies éclatées : des faits réels, des pensées, de la fiction, de la poésie, des formes de communication, des images, du vide. On s’immerge par bribes dans la pratique de La folle Avoine et, si l’on accepte de l’accompagner, l’amitié devient possible et le voyage peut commencer. (art&fiction)

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