La Femme provisoire

Von: Anne Brécart

Die Bücher der Genferin Anna Brécart kreisen um das Thema der Abwesenheit und der Vergangenheit – dazu gesellt sich in ihrem fünften Roman, La Femme provisoire, («Die provisorische Frau» A.d.Ü.)  das Thema der Leihgabe.  Die junge Ich-Erzählerin, nach einer Abtreibung mit einem Gefühl der Leere konfrontiert, taucht ein in die gedämpfte Atmosphäre Ostberlins in den achtziger Jahren. Sie schlüpft in die Haut und in die Wörter der anderen und kümmert sich für einige Monate um einen Säugling, den sie als Ersatzmutter betreut. In sorgfältigem Umgang mit der Sprache schafft die Autorin einmal mehr eine Prosa, in der eine weibliche Welt ersteht, höchst sensibel und differenziert. (ej, Übers. rg)

La Femme provisoire
A Berlin, il y a 30 ans, dans le silence et le désarroi, une jeune femme qui vient de subir un avortement avec une nonchalance qui s’avèrera trompeuse, marche de longues heures solitaires dans la ville. Quelque chose se passe. Elle rencontre Javier, jeune homme étranger comme elle, dont elle apprivoise progressivement l’enfant de quelques mois. D’une petite chose scrutatrice et calme, il devient un enfant aimé et confiant. Entre Javier, la femme et le petit, un étrange bonheur s’installe. Le génie des lieux n’y est pas pour rien. Dans un immense appartement décati mais aux hauteurs aristocratiques, au cœur de l’hiver magnifique, de grandes journées vides sont en fait un véritable temps enchanté qui durera presqu’une année. L’enfant devenu adulte retrouve sa mère provisoire, le passé remonte, c’est le temps du récit. (Présentation du livre, éditions Zoé)