La danse des pères

Von: Max Lobe

In seinem neuen Roman nimmt Max Lobe uns mit auf die innere Reise von Benjamin, einem von Afrika nach Genf ausgewanderten Tänzer. In Laufe seiner Erinnerungen verbindet der Roman auf subtile Weise die Gewalterlebnisse, Demütigungen und Entfremdungen der Bevölkerung von Kamerun während der Kolonisation und Neokolonisation mit denjenigen, welche die LGBTQI+-Gemeinschaft in vielen Gebieten der Welt erleidet. Ziel seiner Erzählung ist es, sie durch seine «reiche Sprache» aufzuheben, die ebenso erfinderisch und differenziert ist wie die Körperbewegungen der Hauptperson. (dg Übers. rg)

Benjamin Muller, danseur classique sur le tard, s’isole chez lui, boulevard de Saint-Georges à Genève, pour revivre son histoire, son rapport aux pères qui l’ont fabriqué. Trois générations d’hommes. Kundé Di Gwet Njé, le géniteur, grand conteur élégant et amateur de Funky-Makossa. Puis les pères des indépendances, Ahmadou Ahidjo, Paul Biya. Ceux de la résistance, l’écrivain Mongo Beti. Enfin, Wolfgang, l’ancêtre dont l’esprit brille comme un oiseau de feu. Tous les hommes d’une vie. Miss Parks la fleuriste, son amie Okonkwo la danseuse, Estha Minlah, la mère valeureuse. La langue va du funky-Makossa au Boléro, de la rai algéroise aux roulements de hanches, les pointes tombent sur du blues. Zoé