Intelligence à louer

Von: Henri Roorda

Henri Roorda (1870-1925) war Mathematiklehrer in Lausanne. Spät begann er eine kurze und intensive Karriere als Journalist und publizierte zwischen 1915 und 1925 fast 650 «witz- und lehrreiche» Kolumnen in Westschweizer Tageszeitungen. Einige fanden zu Lebzeiten des Autors Eingang in Sammelbände; etwa hundert sind im soeben erschienenen Intelligence à louer (2021) vereint.
In Roordas Humor schwingen Wohlwollen, gesunder Menschenverstand und Provokation mit. Der Autor, der in seiner Jugend in anarchistischen und freigeistigen Kreisen verkehrte, klagt die Mechanismen der Gesellschaft an und attestiert dem Menschengeschlecht Unverbesserlichkeit – ohne ihm jedoch die Solidarität zu verweigern. Wie Jonathan Wenger, der Herausgeber von Intelligence à louer, sagt: «Obwohl diese Texte nun fast ein Jahrhundert alt sind, bleibt Henri Roorda uns nahe.» (ald Übers. rg)

Sélection et avant-propos de Jonathan Wenger

Henri Roorda (1870-1925) est sans doute le meilleur humoriste qu’ait connu la Suisse romande ainsi que son meilleur moraliste. Malgré une vénérable tradition en la matière, un moraliste n’est pas forcément ennuyeux. La méchanceté s’explique, la bonté se nuance... Ou – car tout comprendre n’est pas tout pardonner du premier coup – selon l’aveu d’ignorance brusque de Joseph de Maistre que Roorda aime citer: «J’ignore ce que peut être un scélérat, mais le coeur d’un honnête homme, c’est affreux.» En marge de son activité d’enseignant et des nombreux textes qu’il consacra à la question pédagogique, il a publié pendant une dizaine d’années plus de 650 chroniques caustico-édifiantes dans les principaux journaux romands. Parmi celles qui n’ont toujours pas été réimprimées jusqu’ici, cette édition en propose une centaine, donnant autant de points de vue sur l’actualité d’alors que sur l’humanité éternelle (entendez: celle qui s’améliore si lentement qu’elle n’a pas changé depuis qu’on est en âge de l’observer). Il y traite, pêle-mêle, de l’idiotie de 1914-1918 et de l’hypocrisie des moralisateurs durant et après le conflit ; des savants que leur spécialité rend myopes au quotidien ; de la langue de bois politicarde ou marchande et des vanités allant avec ; des raidissements des sentiments d’appartenances, allant des micro-nationalismes au théories mégalo-complotistes ; et bien d’autres de nos travers. (La Baconnière)

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