La première personne n'est jamais, dans la poésie de José-Flore Tappy, une voix du surplomb. Actrice du quotidien, elle incarne par ses gestes la précarité du vivre humain. Nombreux, anonymes, les «nous», «tu», «ils» ou «elles» témoignent de la participation solidaire du poète au monde des hommes, à leur souffrance.
Par la nature scripturale de sa langue poétique, par l'omniprésence d'une subjectivité située, incarnée dans le monde, ne se prévalant d'aucune certitude, l'œuvre de José-Flore Tappy appartient à l'histoire déjà longue du lyrisme moderne français.
Claire Jaquier