Des êtres presque transparents

Von: Louise Bonsack

In ihrem ersten Roman erschafft die Lausanner Autorin Louise Bonsack eine dystopische Welt, in der laut der Regierung alles Schriftliche Naturkatastrophen verursacht, für Attentate verantwortlich ist, Krankheiten auslöst. Deshalb müssen alle Medien, die Texte transportieren, zerstört werden, und Kinder dürfen nicht mehr lesen noch schreiben lernen. Personen, die Schriften besitzen oder verbreiten, werden «derealisiert». Diese geschickt konstruierte Erzählung beschwört die Macht der Fiktion: eine Illusion von Realität erzeugen, bewegen, die Erinnerung an die Vergangenheit bewahren, uns aber auch zum Nachdenken bringen und dazu anstiften, «die Realität zu verändern». (cg Übers. rg)

Face à la menace du chaos, une nouvelle technologie promet de rassurer la population : la déréalisation. Pour se protéger des perturbateurs, il suffit désormais de les exclure de la réalité. Le résultat est simple : une société ordrée, traversée de fantômes que l’on peut ignorer avec contentement. Et quand l’écriture est confisquée, tout espoir de changement semble réduit à néant. Dans ce monde, deux êtres – séparés par un espace infranchissable entre leurs deux niveaux de réalité – tentent de se rejoindre. À l’un, le gouvernement a confié la rédaction du dernier livre ; l’autre se bat pour sortir de l’invisibilité. Bien malgré eux, le sort de l’humanité tient dans la possibilité qu’ils s’étreignent une dernière fois. Contrôle de l’information et distorsion du discours scientifique, libération de la parole face aux discriminations, révoltes existentielles des jeunes et des femmes : Louise Bonsack explore des problématiques universelles dans ce roman où se rencontrent métaphore philosophique et réalisme magique. Presses inverses