Ceux-là qu'on maudit

Von: Mary-Laure Zoss

Der Band mit Prosagedichten folgt den Verlorenen, den Entgeisterten, den «alten Kindern» von früher oder heute, den Schweigsamen, Stammelnden, denen, die mit den Wörtern auf Kriegsfuß sind, sich in Brennnesselfeldern verlieren, bis in die Sturmböen auf die Berge steigen. Rau, aufmerksam, manchmal abgehackt gesellt sich Mary-Laure Zoss’ Stimme zu ihnen, ans Ende der Theke, mit den Fersen im Farn, auf die Schwelle, an der das Gleichgewicht verloren zu gehen droht, wo die Wut aufblitzt. In der Kälte eines Winters vertraut die Autorin der Spracharbeit und dem Menschlichen und versucht, das «Unerwartete» zu erfassen. (ng, Übers. rg)

Ceux-là qu'on maudit

encres de Jean-Gilles Badaire

[…] à coup sûr ils y vont, happés vers les basses branches, le fouet bruissant des nocturnes aux lisières; on sait leur âme distraite vers le petit jour moisi dans l’à pic - qu’exhale l’air froid, s’y éraille entre les pierres gélives le cri flotté du grand corbeau; eux, de leur chute dûment instruits, nous précèdent et tiennent bon, en dépit du fil trop court de leurs gestes, de taille encore à détacher la baie rouge des églantiers, les lunes sèches d’entre les épines et leur papier translucide; assaillis peu ou prou, mais dignes encore une fois de ce qui leur arrive, tandis que nous, pris d’angoisse, ne faisons que griffonner de piteuses tragédies, filer d’ores et déjà quel linceul pour des lendemains exsangues; et de cela, jour après jour, nous nous faisons grief (Mary-Laure Zoss, _Ceux-là qu'on maudit_, Fario 2016)