Ce qui reste

Von: Eve-Line Berthod

Ce qui reste, der erste Lyrikband der Walliserin Eve-Line Berthod, präsentiert sich mit äusserster Sparsamkeit an Ausdrucksmitteln. Im poetischen Wort erhält eine alte, nunmehr alleinstehende Frau Körper und Innenleben und zieht dabei Bilanz darüber, was vom gelebten Leben bleibt, und wie dieser Rest dem Alltag Farbe verleiht. Still zieht man durch das Haus der Familie, streift in den Erinnerungen umher und stellt sich der Abwesenheit: «Die Treppe steigt unters Dach//Kindheit/am Geländer/plappert unter jedem Finger». (ala Übers. rg)

Au fil des images forgées dans une langue inventive, épurée, drue, apparaît, par touches pintillistes, le corps d'une femme âgée. Et ce sont les gestes d'un llintain quotidien qui seont dits, la dureté des jours, les défaillances physiques, le goût âcre des renoncements. Au contraire de l'andecdote, cette figure a valeur d'allégorie. Elle symbolise la vie fatiguée, abîmée, qui s'enfuit, nous échappe. En transgressant tabous et clichés, Eve-Line Berthod bouscule la représentation du corps féminin, comme celle du monde paysan. L'invention formelle est inséparable de l'enjeu majeur de l'écriture. Il s'agit d'habiter le vide que laissent les absents, de serrer au plus près la trace qu'ils ont déposée en nous, de recréer, par le biais de l'écriture, ce qui reste après leur passage. A la parole est assignée la plus haute tâche: > sur le flanc d'un talus > creuser l'envers > de la nuit Dans ses tonalités tour à tour apaisés et cinglantes, le recueil invite le lecteur à éprouver la capacité de la poésie à transcender l'absence. (Olivier Beetschen, Editions des Empreintes)

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