En sept récits, la mort rencontre l’amour. Histoires de drames et de ce qu’on en fait, de loyautés et de culpabilités, d’attachements et d’émancipations, de détournements et de réinventions. Il faut être deux pour danser le tango et langoureusement, l’amour et la mort nous emmènent dans leur farandole sans merci, où l’une tend des croche-pattes à l’autre, qui lui décroche un uppercut dans sa chute. Cela donne des deuils volés et des jeunes filles enlevées, des héritiers esseulés et des hommes objectifiés, des liaisons suicidées et des amitiés négligées, des Orientales à émanciper, des âmes sœurs à réincarner et des corps à exhumer. Comme souvent avec l’amour, cela semble compliqué. Attendez donc que la mort s’en mêle...
«Il y a un certain soulagement lorsque l’effondrement que l’on redoutait depuis longtemps finit par advenir. Peut-être même une satisfaction d’avoir eu raison. D’angoissée et malaisée, je suis devenue absolument triste. Le vide de mes nuits me laissait fatiguée comme un gréviste de la faim, mon corps s’asséchait contre les draps secs et froids. Bien sûr qu’à ce stade, j’aurais pu rappeler Aygul et tout lui raconter. Elle n’était qu’à deux clics sur écran tactile, à portée de 4G. J’aurais dû. Y avait qu’à.»
(
Bernard Campiche Editeur)