À force d'en découdre

Von: Mary-Laure Zoss

In der stockenden Klarheit eines fast zeitlosen, auf wesentliche Elemente reduzierten Universums meldet sich eine Stimme mit kaum umrissener Identität zu Wort. Als kollektives «wir» oder unpersönliches «man» kämpft sie hartnäckig darum, sich zu äußern, einer Geschichte Gestalt zu geben, über die Angst hinweg, alte Konflikte wiederzubeleben oder gemaßregelt zu werden. In ihr vibriert der Wunsch, zu überwinden, was ihr nahegeht und sie verletzt. So rührt sie an Kindheitserinnerungen ebenso wie an die Sorgen des Erwachsenenlebens, in einer zugleich nüchternen und reichen Sprache, deren Unzulänglichkeiten sie zwar ständig beklagt, die sie aber meisterlich einsetzt. (Claudine Gaetzi in Viceversa 14, 2020. Übersetzung Carlotta Bernardoni-Jaquinta)

«d’où on part, rasant les murs au fond de soi; d’un parquet, d’une pingre lumière par doigts d’enfants creusée, fourgonnée; aucun feu derrière; du vide et on y va; plusieurs, le sommes-nous? à passer, ça aiderait, du plus loin qu’on peut de son nom; dès que dehors, sur les pavés de la cour et aux genoux froides meurtrissures, nous oblige à pencher, le ciel, à songer sourd, étouffe cru par le haut les arbres; d’une fenêtre l’infirme, au troisième elle fait signe, nous pareil; mais les murs donnent rien ici, on grandit pas; sœurs ou frères – en est-il seulement? leur parler où, chacun dans son angle? là-bas, quand on y retourne, on se bande les yeux pour mieux voir; par où entrer, pour l’heure on n’en sait rien, fichtre rien» (Mary-Laure Zoss, À force d'en découdre, Le Réalgar-Editions)

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