45-12, retour à Aravaca

Von: Alexandre Friederich

45-12, retour à Aravaca ist eine Reise in der Zeit und in den Notizheften von Alexandre Friederich. Der Autor nimmt Einträge seines Tagebuches auf, das er zwischen zwölf und fünfundvierzig Jahren führte, wobei jedes Jahr nur durch wenige Abschnitte vertreten ist. Er beginnt beim neuesten Eintrag und lässt die Jahre rückwärts laufen bis zum ältesten. Der Alltag, der sich in kurzen Schilderungen andeutet, entwickelt einen erstaunlich narrativen Sog; jeder Tag scheint sein eigenes Potential an Geschichten zu bergen. Nach Orogrog, dem Buch einer Fahrradreise durch Frankreich, das 2011 Aufmerksamkeit erregte, wendet Friederich sich erneut dem Genre der Notizen zu, philosophisch, autobiographisch und ironisch. (ej, Übers. rg)

45-12, retour à Aravaca
Les textes réunis ici ont été choisis parmi les quelque dix mille pages qui constituent le journal d’Alexandre Friederich, entamé en 1977 sur les conseils de son directeur d’école de l’époque; il avait alors douze ans et vivait à Madrid. Le livre commence par les notes les plus récentes et remonte dans le temps sur trente-trois ans. Ces fragments – il y en a un par année – tournent autour de trois thèmes: les lieux, les relations amoureuses et la littérature. Leur lecture provoque un vertige ascensionnel, car les pays et les lieux (Cuba, Vietnam, Hongrie, etc.) où a vécu l’auteur, fils de diplomate puis grand voyageur, se succèdent, comme à la recherche d’un impossible lieu d’origine où arrimer son désir d’habiter le monde. Vertige lorsque les amours présentes deviennent des histoires possibles, puis disparaissent dans l’oubli de ce qui n’est pas encore arrivé. Vertige devant l’évolution – ou plutôt l’involution – des moi successifs, rendue sensible par l’évolution du style de l’écriture, mais aussi par la pulsation changeante de l’énergie vitale, de l’idéal qui est au cœur de son projet. _45-12, retour à Aravaca_ est donc l’histoire d’un écrivain qui rêve de le devenir, ou plus exactement d’un écrivain qui remonte grâce à l’écriture vers cet autre lui-même qui n’est que potentialité et dans lequel il puise un rêve sans fin. Le texte est assorti des photographies des dix-sept maisons, situées dans six pays, où ses pages ont été écrites. (art&fiction)